Trajet Amérique du Sud


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Nous envoyer un SMS: le plaisir d'offrir et de recevoir

Sur le site http://messaging.iridium.com/ vous avez la possibilité de nous envoyer un SMS gratuit (n'oubliez pas de vous identifier à la fin du message).Quel plaisir pour nous de recevoir un message d'amitié au fin fond de la brousse!
Pour cela, il suffit d'aller sur le site ci-dessus et de compléter avec notre numéro IRIDIUM (+8816) 32534201

Autre possibilité: en bas de chaque message, il y a possibilité d'envoyer un commentaire. Choisissez l'option anonyme (mais indiquez quand même dans le texte qui vous êtes sinon ça sera dur de savoir qui nous écrit), et le tour est joué. Mais là, nous ne pouvons consulter ces messages qu'avec un accès internet alors qu'avec le tel satellite, on le reçoit n'importe où et n'importe quand.

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lundi 8 mars 2010

De Dakar a Rio de Janeiro



Dakar. Notre première escale africaine. Nous ne connaissons pas cette ville. Même si nous savons qu'à pied notre rayon d'action ne sera pas grand, nous mettons pied à terre histoire de se dégourdir les jambes. Bien sur, nous serons pris en charge par les traditionnels guides officiels de la Grimaldi, mais bon, c'est l'Afrique. Quelques achats plus tard et une bière Spéciale plus tard (dans un bar à p...., pas mal d'ailleurs), nous retournons au bateau, notre cocon, notre havre de paix
Et c'est reparti pour la Sierra Leone. oú nous accosterons après 24 heures de navigation. De loin, la ville de Freetown n'est que bidonvilles. Initialement nous ne devions pas pouvoir fouler le pied, mais le second nous a autorisé à sortir à nos risques et périls. Certains ont foulé le sol; personnellement, je suis resté à bord à observer le débarquement des voitures, débarquement sans ménagement.
A terre, qu'ont ils vu? Rien. Des rues non asphaltées, des gamins en pagaille, aucun blanc (pas un seul tamalou). Aucun signe d'animosité.

12 heures de manutention et nous larguons les amares pour la grande traversée, direction le Brésil, Suape plus exactement. 4 jours de mer et en prime le passage dans l'hémisphère sud.
Rien à signaler...Ah si! Un clandestin. En ce samedi très ensoleillé à 1000 km des côtes africaines, branle bas de combat pour l'équipage, sans que les passagers sachent réellement ce qui se tramait. Radio Grimaldi nous a alors appris qu'ils avaient attrapé un clandestin et que l'équipage fouillait tout le bateau á la recherche d'éventuels autres passagers n'ayant pas acquitté leur billet. Apparement, il était seul. Que vont ils en faire? Le débarquer au Brésil, le jeter à la mer ou modifier le menu de demain? Trève de plaisanterie, nous n'en savons rien. L'équipage n'est pas bavard sur le sujet.
On peut d'ailleurs se poser des questions. Il y quelques jours avant d'arriver à Freetown, Jean Marie a aperçu une minuscule embarcation sans voile à 120 km des côtes!!! Pêcheurs ou embarcation dérivante?

Dernière minute. Notre correspondant permanent sur le navire de la Grimaldi Grande Buenos Aires vient de nous transmettre cette dépèche: le prisonnier affirme ëtre du Liberia ( à défaut d'ëtre libéré) et déclare n'avoir que 16 ans. Info ou intox?

Denière dernière minute: l'équipage et les passagers ont fait un exercice d'évacuation générale du navire et un exercice d'incendie. Rassemblement sur le pont avec gilets de sauvetage, casque sur la tête et combinaison néoprène de survie. Exercice de descente des chaloupes de sauvetage équipées de harnais, moteur, carburant, rations énergétiques de survie, etc...Quant à l'exercice anti incendie, au demeurant sèrieux, il s'est soldé par un copieux arrosage à la pompe à incendie des passagers sauf votre reporter de terrain qui était justement sur le terrain. Mimine a été quitte pour se faire une lessive complète.
Mais qui était donc l'instigateur de ces troubles? Vous ne devinerez jamais. Le second du navire, et par dessus le marché responsable de la sécurité. Comme quoi tout fout le camp mes braves gens.
Tout ceci sous l'oeil de notre clandestin de service qui regardait ces énergumènes à travers son hublot de porte cadenassée.

Encore une dernière minute. La prochaine fois, j'emmène la parabole et retransmet en direct live sur GNN ( Grimaldi Navy News). Nous venons de passer dans l'hêmisphère sud. Nous avons maintenant la tëte en bas. A peu près à mi chemin entre l'Afrique et l'Amérique.





En ce 1er mars, la journée commence mal avec le micro ordinateur qui rend l'âme. Heureusement que ça arrive aujourd'hui et pas demain qui est le jour de départ d'Annie. Un coup de fil avec le satellite (nous sommes encore à 1000 km des cõtes brésiliennes) pour qu'elle en ramène un dans ses bagages.
Nous demandons à visiter la salle des machines. C'est dantesque. D'abord la taille du 8 cylindres, le bruit infernal, la chaleur suffocante. Et dire que les mecs qui bossent la dedans portent une combine de travail. Un tableau de ccommande qui ferair palir d'envie un 747. 4 générateurs secondaires, un principal. Un ampèrage de 1350 A pour 450 V. Avec ça, le compteur ne risque pas de sauter. Des pompes à eau gigantesques, des compresseurs à air dèmesurés, une machine à désaler l'eau de mer, un arbre de transmission de 50 cm de diamètre. Des pistons de 60 cm de diamètre avec 4 segments. On a calculé que ça devait faire une cylindrée approchant les 250 m3. Dément. L'antre du monstre est d'un autre monde. Nous sommes sur une autre planète... et trempés comme des soupes au lait.

A peine remontès, on découvre qu'on a changé de direction, que le bateau penche à gauche et que le poste de pilotage est en effervescence. Tout rentre dans l'ordre au bout de quelques minutes, après avoir fair un beau S sur l'Atlantique, mais on ne connaitra pas la nature exacte du problème. Chacun dans son rõle.


Pour le diner, une bonne surprise. Un barbecue est organisé. Le capitaine et le second se collent à la cuisine. Photos. Marco, le bel italien, veut nous prendre en photo avec les finlandaises. La recherche de la position idéale est bizarrement longue. Trop tard. On se prend une bassine de soupe à la tomate sur la tronche. C'est pout fêter le passage de l'équateur. Tant pis pour les bons usages, on se badigeonne avec le second. On n'a pas osé le capitaine quand même.
Puis ce sera une soirée super sympa où les barrières hièrarchiques s'estompent, musique, du capitaine quand même (sarde), danses, vin sicilien, whisky mais seulement pour les passagers et le staff. Il faut garder les idées claires pour diriger le bateau.
Avec un peu d'alcool et de musique, les esprits...et les corps s'échauffent. Un marin est un homme. Quelques mains semblent s'éterniser, les langues semblent se délier, des portes s'ouvriront et se fermeront tard dans la nuit. Radio moquette est créée. Tous à vos postes ... de radio bien sur.


Jour J pour Annie qui prend son envol. Nous arriverons en même temps sur le continent sud américain mais pas au même endroit. Nous avons encore des miles nautiques à faire, et 5 ports: Suape près de Recife, Vitoria, Rio, Santos au Brésil , Zarate en Argentine et enfin Buenos Aires.

Nous arrivons le 3 mars sur le Nouveau Continent, tout comme Annie mais à près de 4000 km quand même. SMS. Elle est arrivée à bon (aéro) port sans encombre. Mercedes l'a accueillie. Il lui reste maintenant à s'occuper.
A Suape (c'est le nom du port à 40 km au sud de Recife), nous sommes dans une zone industrielle et toujours prisonnier de notre rafiot. Nous avons posé le pied sur le sol brésilien, histoire de...Le temps est magnifique, les plages super et nos amis en tandem peuvent confirmer que les Brésiliennes portent le string. Eux peuvent sortir avec leut bicloune ou biclown ou bicloon comme vous voulez, mais pas nous avec notre caisse, Histoire de douane.

Une escale qui ne devait durer que quelques heures va durer 48 heures. Eh oui, nous avons notre alien à bord, notre fameux clandestin. On ne l'a pas mangé, pas assez joufflu. La police est montée à bord, l'a emmené. Le Captain a du faire des papiers et des papiers en 36 exemplaires; il a été convoqué après enquëte ce qui explique notre retard. Et la compagnie devra payer son billet d'avion retour pour Dakar! Y surement des oiliciers qui vont se payer des vacances au Sénégal gratos!
A part ça, la vie est belle mais il faut s'occuper. On est comme des petits vieux dans leur maison de retraite dorèe; dodo, le petit dej, baby, leçons, rebaby, releçons, miam miam, capiccino, siesta, baby, un tour sur le pont à zieuter les exocets, re baby, lecture pas mal, rebouffe et re truc. Vivement la fin.

Prochaine étape, Vitoria, au niveau de Belo Horizonte. Le port st à côté de la ville, jolie parait il. Mais rien sur le guide du Brésil à son sujet. On ira se ballader et vous donner des nouvelles du front de mer.

5 mars 2010. Vitoria. Magnifique entrèe dans le port qu est n fait un bras de mer ou une rivière, entouré de collines. Mais l'activité portuaire, les immeubles plus ou moins délabrés gachent l'ensemble. Le soir, nous irons nous ballader dans la vieille ville. Dé paysement garanti avec la chaleur, les klaxons, l'autoradio à tue tête, le matchde foot sur écran géant, les Brésiliennes plutot potelées. On est loin des clichés de Copacabana.
Le déchargement se déroulera la nuit, des centaines de voitures neuves, de luxe, sortiront des entrailles de la bête. Les marins en profiteront pour mettre pied à terre. Et le matin, nous repartirons avant l'heure prévue. Direction Rio. 550 km.

Nous arrivons au large de Rio le 7 au soir, mais lepilote n'étant disponible qu'au petit matin, nous jetterons l'ancre. Et à 5 heures du mat (tu parles de vacances0, entrèe dans la baie avec le lever de l'astre solaire. Les symboles de Rio sont bien lá: le pain de sucre, le Christ rédempteur, les favellas, les gratte ciel du centre ville. Il ne manque que les anseuses de samba et les footballeurs. Nous nous organisons un tour de bus sight seeing dans la ville qui est immense et imossible à parcourir à pied, en tout cas dans le créneau horaire qui nous est imparti. Allez, zou, on y go.

samedi 27 février 2010

Lundi 15 février 2010. Le Jour Jay est arrivé (en référence au nouveau champion olympique de biathlon).
Dêpart vers 11 heures de la maison; la séparation est un peu difficile;    c'est la premiêre fois où nous serons séparés si longtemps.
Nous arrivons sur le quai oú est amarré le Grande Buenos Aires. C'est â côté du pont de Normandie. Nous nous installons dans notre cabine tandis que le toy reste â quai pendant qu'ils embarquent moultes voitures. Ce n'est que vers 18h que je le conduirai au 3e niveau.
Nous sommes 8 voyageurs seulement; un couple de suédois d'environ 75 ans, un couple de francais en tandem Fabienne et Jean Marie,2 finlandaises et nous mêmes.
Pourquoi faut il réserver si longtemps à l'avance le bateau alors qu'il pourrait prendre plus de passagers? Mystère.
L'équipage est indien, anglophone (dur dur avec l'accent) et le capitaine italien, le second bulgare.
Les repas sont à horaires hospitaliers: petit dejeuner à 7h 30, dejeuner à 11h et diner à 18 heures. La nourriture est bonne, mais il n'y a pas de légumes excepté une salade un peu dure. Problème d'approvisionnement et de conservation. A table, les nationalités ne se mélangent pas; et chacun a sa cuisine. Notre maitre d'hotel est de Bombay, et travaille 9 mois par an sur le bateau.
Vers 22h, nous bougeons. Nous nous voyions dêjâ voguant vers notre destination. Que nenni. Nous nous sommes déplacés de 500m pour charger des containers. Départ prévu le lendemaim aprés midi. Il faut apprendre à être patient.

Finalement, nous partirons le 16 vers 18h pour 1300 km de pistes de tõle ondulée. Le roulis et le tangage sont supportables. Pour rallier Bilbao, nous mettrons 36 heures. Certains en profiterons pour visiter la ville et le musée Gugenheim. Quant à nous, nous resterons à bord pour bosser et aussi parce que la clim du bateau n a pas réussi à mes sinus.
Nous repartons le 18 au soir direction Dakar pour environ 5 jours de mer. Des étapes ont été annulées; plus de Casablanca, ni de Banjul en Gambie, ni Conakry en Guinée. En Afrique, ne subsistent que Dakar et Freetown. Puis direction le Brésil avec Suape, Vittoria et Rio. Nous vous tiendrons au courant.

Vendredi. Apres une petite semaine sur le bateau. Premières impressions: il ne faut pas penser au temps, celui qui passe et au temps qu'il fait. D'abord le temps qu'il fait. Froid sur le pont, de la pluie, parfois de la grêle. On reste à l'intérieur. Aujourd'hui, vent force 8, des creux significatifs et le bateau tangue pas mal. Quelques nausåes sont apparues. Il parait que lorsque nous allons descendre le long de la cöte portugaise cela va empirer.
Par ailleurs, il faut faire passer le temps car il n'y a rien à faire sur le bateau exepté des parties de baby foot, de ping pong. Les finlandaises ont été impressionnées par notre niveau de jeu, ce qui est significatif du leur!! Si elles savaient les pâtées qu'on se prend â la maison contre les gars! Elles nous ont demandé de leur faire une démonstration avec Camille. Encore un peu et on va faire payer nos shows. Il faut dire qu'avec nos amis jurassiens Fabienne et Jean Marie, on s'entraine plus que régulièrement. Jean Marie exexhorcise sa haine dans les tirs de forcené qu'il tente.

Heureusement que nous avons les cours pour nous occuper. On ne fait rien ce qui ne nous empêche pas d'être fatigués par ce rythme d'enfer.

Voyager en cargo; c'est à faire une fois, mais une fois seulement; mieux vaut passer son temps à voyager classiquement si on le peut. Mais ce n'est qu'un avis personnel.

Alors, on essaie de varier sans varier les occupations. Nous allons régulièrement dans le poste de pilotage. Nous y avons d'ailleurs apercu des dauphins.
Le poste de pilotage est des plus modernes; tout se commande du même endroit. Comme instrument il y a bien sur les radars, les gps et des tas d'autres cadrans qui nous sont hermétiques. Quand un bateau est sur un radar, on connait son nom, son port de destination, ses dimensions, etc... Mais pas encore la couleur du caleçon du capitaine.
En parlant du capitaine, on l'a aperçu; pas très causant, ou rèservé; difficile à dire. Sur un bateau, ce n'est pas l'armée mais ce n'est pas très loin quand måme.
Quelques chiffres sur la bateau. Il progresse à environ 18 noeuds soit 35 km heure. Consommation 150 tonnes de fuel lourd par jour. Réservoirs de 3000 tonnes. Dites, vous ne pourriez pas en mettre une chtiou goutte dans mon réservoir de bagnole svp Monsieur Grimaldi? Vitesse du moteur: 112 tours minute. On est loin d'une formule 1.
Hier dimanche, l'équipage au grand complet et les passagers se sont réunis pour rappeler á chacun son rôle en cas de sinistre. Diffcile de suivre correctement les conversations en anglais à l'accent indien , bulgare ou italien. Demain ou après demain, comme le temps s'améliore, nous ferons un exercice de lutte incendie avec gilets de sauvetage et casque. Et il faudra sauter de 25m de haut dans le canot de sauvetage sur l'eau...
Après cette réunion, nous avons fait des crèpes pour tout le monde; les Indiens ont bien apprécié, surtout avec du chocolat; ils se marraient car c'est la première fois que des passagers faiaient la cuisine. On leur a dit que ce n'était qu'un début et que demain, on prenait les commandes du bateau. Là ils ont moins rigolé. C'est comme cela que débute une mutinerie. On va bientôt finir enfermés dans la cale!
Aujourd'hui lundi, nous sommes au niveau du Sahara occidental et la température est sympa y  compris sur le pont. Encore 2 jours de mer et nous serons à Dakar où nous tenterons une sortie sur la terre ferme histoire de se changer les idées car dans notre cabine, on a l'impression d'être dans une cellule. On ne peut pas ouvrir le hublot histoire de prendre l'air du large. Je vais en profiter pour reprendre mes études!


vendredi 12 février 2010

Départ pour les Amériques

C'est toujours le même process; on en rêve longtemps, on en parle longtemps, on peut attendre longtemps en se disant qu'il reste encore des mois avant que le projet ne devienne réalité. Et puis, tout doucement, presque sans s'en apercevoir, le jour J arrive, sans que l'on n'y prête trop attention.
La pression monte, le petit pincement au cœur aussi pour ce qu'on laisse et ce qu'on va trouver.
C'est toujours comme ça; c'est comme pour un examen. Les jours qui précèdent, on a le trac, les tripes qui tricotent, et puis quand l'examinateur ferme la porte de la salle, ça y est, on est concentré. Tout s'estompe. On est dans le trip, on a changé de vie.
Là, jusqu'à l'entrée dans le cargo qui va nous emmener d'un continent à l'autre, tout s'agglutine dans la tête; on passe tout en revue, on imagine tout et rien.Puis, une fois dans la cabine, ce sera une nouvelle vie.

Je vous rappelle que seule Camille et votre serviteur prennent le bateau, le 15 février pour être précis; Annie prendra les airs le 2 mars pour Buenos Aires et nous la retrouverons là-bas. Nous lui avons trouvé un petit home douillet qui lui permettra de s'acclimater. Annie est en effet hébergée par une jeune et accueillante argentine prénommée Mercedes. Elle pourra ainsi parfaire son espagnol et découvrir la ville en bonne compagnie le temps que nous ramions pour arriver là-bas.

Alors, on vous dit à tous ciao, à très bientôt. Et n'oubliez pas que vous pouvez nous écrire de temps à autre (voir en haut du blog). Cela nous fait toujours plaisir.

vendredi 5 février 2010

De nouveaux membres de la secte...des Toys

Avant le départ, les visites de nos potes se cumulent...pour un adieu (non, je déconne) avant le grand plongeon.
Ici, c'est l'occasion pour Danièle et Jean-Claude, grands baroudeurs, de venir nous rendre visite de leurs lointaines terres bretonnes.
Ils ont tout récemment trocqué leur fourgon mercedes contre un Toy 78 qui reste à aménager. Attention à l'espionnite.
Et ce sera pour eux l'occasion de se lancer sur les pistes, pour un tour complet du continent africain.

Affaire à suivre.

vendredi 22 janvier 2010