Trajet Amérique du Sud


Afficher Voyage en Amérique du Sud 2010 - 2011 sur une carte plus grande

Nous envoyer un SMS: le plaisir d'offrir et de recevoir

Sur le site http://messaging.iridium.com/ vous avez la possibilité de nous envoyer un SMS gratuit (n'oubliez pas de vous identifier à la fin du message).Quel plaisir pour nous de recevoir un message d'amitié au fin fond de la brousse!
Pour cela, il suffit d'aller sur le site ci-dessus et de compléter avec notre numéro IRIDIUM (+8816) 32534201

Autre possibilité: en bas de chaque message, il y a possibilité d'envoyer un commentaire. Choisissez l'option anonyme (mais indiquez quand même dans le texte qui vous êtes sinon ça sera dur de savoir qui nous écrit), et le tour est joué. Mais là, nous ne pouvons consulter ces messages qu'avec un accès internet alors qu'avec le tel satellite, on le reçoit n'importe où et n'importe quand.

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mercredi 19 mai 2010

Machins, bidules, trucks...



Nous ne sommes pas aux States, et pourtant l'esprit est là. Certes, il manque des chromes, des logos comme Kenworth ou Peterbilt, mais le nombre d'essieux est bien présent. Voici quelques spécimens de ces monstres de la route, qui sont les veines et les artères d'un Brésil en pleine croissance économique.
Le trafic routier est des plus denses, d'autant que le réseau ferroviaire est lui des plus...réduit.



Puisque nous sommes sur le sujet de la route, que le comportement routier des Brésiliens est des plus courtois. Jamais un coup de klaxon, jamais un signe d'énervement, ce qui est parfois surréaliste pour un français. Un exemple, en pleine ville de Cuiaba. Un petit jeune tombe en panne avec sa pétrolette, boite de vitesse bloquée en plein milieu d'un carrefour. Il bloque tout. Je vous laisse imaginer ce qui se serait passé chez nous. Ici, rien, tout le monde attend patiemment qu'il évacue la route.
Je vous laisse réfléchir la dessus, comme dirait un certain Parking, artiste au nom biem nommé.

jeudi 13 mai 2010

Carte Google actualisée

Pour que vous puissiez mieux situer le trou du cul du monde, la carte a été actualisée dans ses généralités.
Déplacez vous avec la mimine sur le continent sud américain et vous verrez où nous sommes.
Hasta luego

mercredi 12 mai 2010

Pantanal


Après ce bivouac super sympa, nous allons à une trentaine de kilomètres à la ville de Marechal Randon; nom que l'on ne s'attend pas à trouver ici au Brésil, mais cela nous rappelle que toute l'Amérique du Sud est essentiellement une terre d'immigrés, à l'exception de la Bolivie où les indiens sont majoritaires me semble t il.
Marechal Randon est une ville où le portique d'entrée a des allures bavaroises. On apprendra que, après Blumenau, autre ville brésilienne, s'y tient la deuxième plus grande oktoberfest.
Internet, un jeu d'essuie glaces tout neuf. Pendant ce temps, notre toy intrigue, interroge. Un belle blonde (si si) se penche sur le cric, un si gros cric qu'elle n'en n'avait jamais vu de pareil auparavant. Nous sommes aussi abordés par un musicien bassiste qui parle un anglais fluently. Il est admiratif devant ce que l'on fait.
Le temps passe; il est 5h 30 et le soleil se couche à 6h 10. Ces considérations anodines pour vous sont d'une extrème importance pour nous car une fois la nuit tombée, il nous est impossible de trouver un bivouac, et ici tout le monde nous a dit de ne pas rouler de nuit. Nous sommes en bordure du Paraguay, haut lieu apparemment de tous les trafics.
Un premier chemin se solde par un échec, Un 2e se solderait par un pis aller; un père de famille et ses 2 jeunes enfants nous indique un racoin à 30 m de la route. A défaut, ça pourrait aller mais il y a le bruit de la route . On s'enfonce dans le chemin. Il nous suit avec sa pétrolette et ses 2 bambins...et le chemin se termine chez lui.
Nous passerons la nuit dans cette grande et coquette maison qui est une ferme, en compagnie de Anderlex et sa femme Giovana et leurs 3 enfants. Quelle gentillesse, Quelle hospitalité. Nous passerons une excellente soirée ensemble, nous en parlant espagnol qu'ils comprennent globalement. Anderlex est d'origine italienne par son père et allemande par sa mère, mais les deux cultures initiales se sont effacées au profit de la nouvelle nation. Ils exploitent avec d'autres membres de la famille environ 150 ha de céréales (maïs, soja, blé, avoine) pas forcément transgenetico et ont pour leur consommatiion personnelle des cochons, des sangliers et des vaches.
Nous mangerons ainsi d'excellents produits de la ferme, tels que salami de sanglier, de porc, fromage maison, confitures de figues.
N'ayant pas le loisir, l'occasion ou l'argent pour connaitre le monde et leur pays, ils sont avides de savoir comment est la France ou même l'Afrique et sont surpris d'apprendre que chez nous le coût de la vie est démesuré, que des gens ne peuvent pas se payer un logement même en travaillant, que chaque hiver des gens meurent de froid. Le mot stress ne leur est pas familier, ce qui n'empéche pas les gens d'être partout très serviables. Comme quoi, on ferait bien chez nous de réfléchir à deux fois quand on pense que c'est en pressant les gens que l'on en obtient la quintessence.
La nuit fut trés froide. Camille choisira de dormir sous sa barraqua, tandis qu' Annie et moi choisirons le luxe d'une chambre douillette.
Le lendemain, ils voudront  nous garder une journée de plus, mais il faut bien avancer. Il nous reste environ 700 km pour aller à Bonito au sud du Pantanal. En tout cas, après les accolades toujours pleines d'émotion, nous partirons par une journée qui s'avèrera très chaude, plus de 40!!!! Cela faisait longtemps. C'est dur.

400 km plus loin, avec de nombreux nandous aperçus le long de la route, nous passerons la nuit au milieu d'immenses champs de canne à sucre, avec de magnifiques papillons bleus (impossibles à photographier malheureusement) et des pas gigantesques de matous. Camille se voit déjà dans l'estomac d'un jaguar, mais on lui dit qu'il sent avant de goùter, et dans ce cas, il n'y a aucun risque.
La nuit fut chaude, chaude (non ce n'est pas intime) et le lendemain...il pleut.

Et rebelote. Ici, une pissée de 10 mn vous transforme un court de tennis en terre battue en véritable bourbier. Le temps de plier et on a  des godasses de plomb, non de boue.
On se farcit 400 km sous la flotte pour arriver à une petite ville dénommée Bonito et renommée pour son écotourismo comme ils disent, entre autres du snorkeling dans une eau cristalline où vous apercevez de gros poissons.
En fait d'eau cristalline, c'était de l'eau boueuse pour cause de pluie.
On a décidemment pas de bol; ça fait 2 fois qu'on arrive 1 jour trop tard.
Pour indication les tarifs 65 R la descente de 2 heures. Pas donné mais original.
A l'office de tourisme arrive un 4x4 de français, ce qui fait toujours plaisir. C'est un jeune couple Gilles et Anne France et leurs 2 bambinos Eliott et Gaspard qui teminent un périple de 10 mois autour du monde. On passera la soirèe ensemble autour d'un pastis et d'un verre de vin au camping Gordo (25 R par personne - beau cadre - possibilité de snorkeling gratos puisqu'il est situé sur le rio en question).
Le lendemain 8 mai, jour de commémoration, il pleut toujours. Nous quittons Bonito par une piste détrempée. Le Toy n'est plus blanc mais rouge. On y aperceoit de nombreux oiseaux ce qui est toujours sympa dans cette grisaille. Et on croise un couple de suisses dans leur Toy 75 qui baroudent depuis des lustres.
Nous nous dirigeons vers le Pantanal où il y beaucoup d'eau. Quitter la route pour bivouaquer est impossible et on passe la nuit dans une station service à Miranda. On est toujours accueillis à bras ouverts; on nous offre le meilleur emplacement et les douches. Dommage que les camions ne soient pas électriques et en plus, ce soir, il y a un putain de chien qui hurle à la mort. Il va passer à la casserole s'il continue comme ça.

Finalement la nuit sera très calme. Le lendemain, petit miracle, un ciel bleu azur. Nous décidons d'aller direction Corumba sise à la frontière bolivienne pour faire une piste de 120  km, piste qui est en fait l'ancienne route. Piste sablonneuse humide pour une partie, elle est facilement praticable par temps humide. Piste magnifique avec environ quatre vingt ponts de bois, et l'on aperçoit quantité d'animaux tels les caïmans, capivaras (cabiais), oiseaux de toutes sortes dont de magnifiques jabirus (mot d'origine guarani) blancs et noirs avec un jabot rouge (je ne connais pas le nom exact). Bref, une piste à faire en prenant son temps. Et comme partout il y a des toubabs que l'on trimbale pour fort cher et qui ne s'arrêtent pratiquement jamais car le temps est limité.
Traversée en balsa du rio Paraguai, avec beaucoup de courant, sur un bac (20 R) géré par l'église évangéliste du coin.
Seul bémol, c'est dans un parc national, et il est interdit de camper, ce qui nous oblige à aller jusqu,à Corumba pour trouver refuge dans...una estacion de servicios. De toutes manieres, et c'est un probleme global aux 3 pays que nous avons fait, il y a des clotures partout et ce n'est pas toujours facile de trouver ub coin de bivouac facile d'acces.
Ce n'est pas la plus agréable car située en ville, mais ce sera l'occasion pour nous de rencontrer  Joan Alberto, routier de son état, qui parcours le continent avec son camion pour livrer des machines de BTP. Ce qui est remarquable, c'est qu'il voyage avec sa femme Patricia et leur petite fille de six mois Maria Eduarda. Si nous avons peu de place, que dire de leur camion . Ils n'ont que la cabine et aucune commodité dedans. Heureusement les stations services leur permettent de prendre des douches chaudes et gratuites.
En fait, ici, et chez nous aussi, les routiers vivent ainsi mais ici ils ne connaissent pas les 35 heures.
Joan Alberto fait par ailleurs de la voltige aérienne. Nous avons vu des photos où il passe sous des ponts de rivière, et si nous repassons par l'état du Rio grande do sul, nous sommes conviés à faire un tour. Je ne sais pas s'il fournit le sac papier.
Certains camions ne redémarrent pas au matin, et, comme en Afrique, ils mettent une corde de 1 cm de diamètre pour tirer un 19 tonnes, et forcément la corde lache. C'est ça l'Amérique.
Nous avons passé un bout de soirée ensemble à siroter una cana, alcool de cane à sucre. Pas mauvais, mais ne pas abuser.
Le lendemain dix mai, un petit tour au port où il y a des maisons coloniales restaurées et donc de la couleur.
On achète du poisson local; un pacu. On prend le plus petit: 1,7 kg vidé. Et un piranha, 0,7 kg vidé aussi le tout pour 30 R. C'est dingue la taille des poissons. Il y a un poisson chat avec une gueule de 25 cm de large, et des pintados de 1 m de long. Pour nous 3, cela fait juste. Nous gouterons le piranha le sir même; c'est fin, très fin, et on retentera l'expérience. La poissonnière nous expliquait que quand tu pêche le piranha, il ne faut pas lave les mains dans l'eau. Dès qu'ils sentent le sang, ils deviennent fous et tu as vite fait de te etrouver manchot. On comprend n voyant la machoire et on essaiera d'en ramener un exemplaire à la maison.
Nous nous renseignons aussi pour un bateau qui remonterait le fleuve Paraguay jusqu'à Porto Joffre fin de la transpantaneira route qui pénètre le Pantanal. Nous imaginions le pri mais maintenant nous savons. 4 jours de nvigation; 180 R par ersonne et 800 pour la voiture. En fait, au Brésil, la nourriture n'est pas trop chère. Par contre tout ce qui touche au loisir est hors de prix, et c'est la même chose pour les Brésiliens. En fait, on a l'impression que la classe sociale qui a accès aux loisirs casque un max. Remarquez, si ça marche, les locaux auraient tort de se priver. Ce qui se passe aussi par rapport à quelques années, c'est que la conversion euro real s'est détériorée pour nous européens. C'est comme ça.


Retour à Miranda, puis Anastacio, Aquiduana pour se diriger vers le nord du Pantanal jusqu'à Cuiaba capital du Mato Grosso. Il y a quand même mille deux cent bornes. Sur la carte, on voit un petit trait qui évite Campo Grande capitale du Mato Grosso do sul et raccourcit, et bien sur nous nous retrouvons sur une piste de terre direction Rio Verde do Mato Grosso.
Aujourd'hui 11 mai, nous avons allègrement fait 117 km à 25 de moyenne. En effet, cette piste s'est avérée superbe avec sur notre droite une sierra ocre et verte de végétation, et géniale aussi pour l'observation des animaux, et comme on fouine partout, nous sommes sans cesse arrêtés.
Nous avons bien sur vu les traditionnels capivaras, caïmans,  ñandus, mais aussi de magnifiques et nombreuses nouvelles espèces d'oiseaux dont des aras bleus de toute beauté, des sangliers nonchalants, des  cervidés et un animal très difficile à observer, le tamanoir. Comble debonheur, nous l'avons observé fouinant la terre de son long museau.


Nous n'avons pas encore vu de tatou et aucun grand félin, mais cela est une autre histoire.
Nous avons été comblés, et cela nous  a confortés dans notre manière de voyager en prenant son temps et en sortant des sentiers battus.

mercredi 5 mai 2010

C'était écrit...

Souvenez vous, il y a quelques semaines, en Argentine, nous étions pour aller les voir les cascades de la Mocona sur le rio Uruguay. Les fortes pluies nous avaient empêchés de les voir. Désormais au Brésil, nous nous sommes dits que nous pourrions y aller du côté brésilien, où elles s'appellent los saltos de Yucuma. Bien sur, aucune indication dans les guides. Mai que fait la police?
On y va donc avec notre sens de l'orientation, jusqu'à la ville de Itapiranga, soit 400 km vers le sud.
Le paysage est beau, vallonné, verdoyant, style Auvergne avec des bananiers si vous voyez. On culmine à 800 mètres.
Ah, une première. On se fait arrêter par la police. On ne comprend rien de rien. Dépité, il nous laisse repartir.

Là, à Itapiranga, rien de rien, aucune info. On demande avec notre brésilien fluently; on nous dit qu'il faut prendre le bac et traverser le fleuve. On nous dit qu'en raison du 1er mai, il y a 4 jours fériés et que c'est fermé encore 2 jours. Notre moral est en berne mais tant pis, on y va.
Nous suivons un brésilien sur une route de pierres plates dignes du temps des diligences pendant 25 bornes jusqu'à Tenente Portela puis 20 km d'asphalte pour arriver à un portail fermé. Ce n'est pas facile à trouver.
Le gardien du parc nous indique que c'est fermé...car le niveau du fleuve est trop haut et qu'il n'y a plus de chutes. Les infos étaient bonnes mais incomplètes, par contre le résultat est le même.
Le fleuve a en effet son lit qui se partage en deux; à droite, lit normal, à gauche un affaissement longitudinal. C'est une chute en longueur et c'est la partie droite du fleuve qui tombe en cascade dans la partie gauche affaissée. Mais quand il y a beaucoup d'eau, la partie affaissée se remplit d'eau et il n'y a plus de chutes.
Voici une photo d'internet pour vous donner une idée.


C'était écrit; onne verra pas ces chutes et le proverbe s'avère vrai: jamais 2 sans 3, mais quand?
Nous allons maintenant vers l'état du Mato Grosso, dans le Pantanal.

En ce lundi 3 mai, nous faisons la route en sens inverse, et le temps se gâte, mais moins que précédemment. Une nuit dans une station service (eh oui, on y prend goût), nous passons par la ville de Cascavel et Toledo, au Brésil, pas en Espagne.
A le recherche d'un bivouac, nous avons la chance de rencontrer Marcelo Girardi. Cela ne s'invente pas. Un jeune propriétaire terrien qui nous offre l'hospitalité sur une pelouse digne d'un golf, pelouse que nous avions aperçu mais que jamais nous n'aurions osé fouler avec la voiture.  Bivouac super agréable d'autant que le ciel est redevenu azur.
Marcelo est vraiment super sympa; il nous amène du lait de la ferme, des bananes du jardin, aime dialoguer avec nous dans un mélange de portugais, d'espagnol et d'anglais.
Nous en profitons pour "restaurer" un peu le toy; un coup de silicone pour minimiser les fuites d'eau du toit que nous étions malheureusement obligés de fermer lors des grosses pluies, ue goutte d'huile par ci par là.  L'autre jour, j'avais déjà changé les plaquettes de frein arrière.
Bref, le quotidien, le même que le votre, avec les petits tracas, avec quelques dizaines de milliers de km d'écart.
On essaie de trouver un cyber (ici rien dans les stations) et on vous envoie tout ça.

Les Chutes d'Iguazu: une merveille

Arrivée à 8 heures du matin pour avoir le temps et évier la foule des tamalous qui arrivent par cars entiers.
Que dire? Il n'y a rien à dire, juste à contempler. Quand on aperçoit ces chutes gorgées d'eau de couleur ocre, ce ciel bleu, le tout au milieu d'une végétation luxuriante, on est sur le cul. En admiration. C'est l'extase. Tous les trois, nous nous sommes émerveillés de tant de beauté.

Voici quelques aperçus


Le matin, plat de résistance avec les chutes. L'après midi, le sentier de Macuco au milieu de la jungle inextricable, à moins d'avoir un coupe coupe et de ne pas avoir peur des serpents. Nous verrons des singes, des paillons de toute beauté, des araignées tissant leur toile, une mygale, le macuco, oiseau qui a donné son nom au sentier, des toucans.


Journée nature comme nous les aimons. Le soir, à proximité des parcs, c'est toujours aussi difficile de trouver un bivouac. Nous tentons le bord de la route. C'est pas trop mal jusqu'à ce que les flics viennent nous trouver. Au début, les prétextes sont dangereux, dans le parc, interdit pourquoi?? Enfin, ultime recours: la multa, nouveau mot à apprendre par coeur: amende, contravention.
Pauvre mec, un flic reste un flic, et cela dans tous les pays du monde. On finira dans une station service, une première, où nous sommes accueillis avec le sourire.

Puis visite des mines de quartz de Wanda. Entrée 6p par personne. Pourboire au guide.
Dans le rocher, on extrait depuis 60 ans des cristaux magnifiques pris dans leur gangue de basalte. Les plus grandes atteignent 2,40 m. Les cristaux sont magnifiques, passant du cristal au violet foncé. Le guide est charmant . Passage par le magasin de souvenirs où nous avons acheté une roche brute, non travaillée, les plus belles à notre goût.
Direction le Brésil en repassant par Puerto Iguazu. Dans les stations YPF, toujours meilleurs marché (3,15p le litre de GO), impossible de payer le GO avec la carte alors que l'on peut pour l'essence!!!! On cherche un distributeur. D'habitude, en Argentine, c'est limité à 350p. Là, on retire 600. Re !!!!! Retour à la station. C'est limité à 200p parce que les cuves sont vides. On attend le camion de ravito qui arrive 1 heure plus tard. Retour à la pompe. Toujours limité à 200p!!!! Là, ils commencent vraiment à me brouter. Dans l'autre station YPF située à 1km, ils ne limitent pas à 200 p.
Situation kafkaïenne. Allez y comprendre quelque chose. En résumé, on a nos 300 litres de GO pour passer au Brésil où il est beaucoup plus cher.
Frontière ok. Direction les chutes d'Iguazu côté brésilien. Il parait que cela vaut aussi le détour, alors, puisque nous sommes là, on décide d'aller voir.
Tarif: parking 12 R, 37 R par personnes. Je mets les prix car les guides indiquent des tarifs complètement dépassés. Ils n'ont pas du y aller voir depuis 10 ans, mais là encore, on n'a pas le choix. A mettre tous dans le même sac, que ce  soit Routard, Petit Futé ou Lonely Planet. Et encore, souvent ils enjolivent les sites ou bien l'inverse.
Ce soir, lorsque j'écris ces lignes, nous avons pris un chemin à côté de l'entrée du parc et nous sommes en plein milieu des champs de maïs. Comme quoi, rien n'est semblable.
C'est vrai que nous sommes surpris par la différence existant entre l'Argentine et le Brésil. Ce dernier respire beaucoup plus le renouveau économique, avec un parc automobile globalement plus récent, des supermarchés qui regorgent de marchandises, la campagne plantée de maïs au Brésil alors qu'en Argentine pas de grandes cultures, tout au plus des champs de maté.
On se sent plutôt bien au Brèsil. Dommage qu'il y ait le barrage de la langue.
Mais revenons à Iguazu côté brésilien. Si les chutes vues de l'Argentine frappent déjà l'esprit comme décrit ci dessus, au Brésil, avec la vue d'ensemble de toutes ces chutes situées côté argentin, que dire, génial, superbe, à ne surtout pas manquer. On a une vision à 180 degrés des chutes, le regard n'est pas assez large pour tout embrasser d'un coup. Et ce vacarme, on est sur l'eau,, ou bien au pied de murs d'eau qui vous gainent en un rien de temps, ou bien on surplombe au contraire ces tonnes d'eau qui tombent. Le tout dans un décor naturel sauvage, mêlant le blanc de l'écume, le vert de la végétation et le bleu du ciel. En outre, les lignes sont brisées, il n'y a pas de monotonie dans l'ensemble.
Il parait que les 3 plus belles chutes du monde sont celles de Victoria, Niagara et Iguazu. Je ne sais pas, nous n'avons vu en vrai que celles ci. Quelqu'un disait que le spectacle est nettement au delà de celui des chutes du Niagara où l'arc de cercle des chutes n'offre aucune variance. A voir.
Dans l'après midi, nous avons fait la visite du plus grand barrage hydro-électrique du monde (maintenant le deuxième en terme de puissance produite après les Trois Gorges en Chine), le barrage d'Itaipu. Une retenue d'eau de 8 km de long sur le rio Parana. Je passe sur toute la technique. Simplement, les lachers d'eau sont gigantesques et l'eau dévale la pente à 140 km/h formant une vague démente lorsque qu'elle atteint le fleuve situé en contrebas.

Retour au bivouac précédent...oú la police vient nous trouver en pleine obscurité alors que nous faisions notre partie de Rumicube. Sacrilège. Et ces cons là ils avaient sorti leur pistolet, tout ça parce qu'une simple d'esprit du coin leur a téléphoné  - c'est le proprio qui nous le dira; elle a fait la même chose avec son fils qui passait en moto - . On discute. Comme toujours l'endroit est dangereux. Il y a des contrebandiers. Quand on leur a dit qu'on avait déjà dormi là la nuit précédente et  qu'il ne passait personne, ils se sont concertés du regard. De toutes façons, on avait la bénédiction du propriétaire.
Mais c'est vrai que beaucoup de personnes se font des films sur tout ce qui passe à la télé, mais aussi sur n'importe quoi. Et c'est vrai partout.  Imaginez vous voyant des gens un peu  beaucoup - bizarres, une voiture bizarre, parlant bizarrement, et surtout refaire le coup une 2e fois, que feriez vous sincèrement? Le teléphone à la police pour ne pas prendre de coup, la chevrotine, le commèrage, ou iriez vous engager un brin de causette? Je vous laisse réfléchir la dessus.