Trajet Amérique du Sud


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Sur le site http://messaging.iridium.com/ vous avez la possibilité de nous envoyer un SMS gratuit (n'oubliez pas de vous identifier à la fin du message).Quel plaisir pour nous de recevoir un message d'amitié au fin fond de la brousse!
Pour cela, il suffit d'aller sur le site ci-dessus et de compléter avec notre numéro IRIDIUM (+8816) 32534201

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mercredi 7 avril 2010

Premier séjour de la famille au complet au Bresil

3 avril: passage de la frontiere bresilienne sans difficulte. visa de 90 jours pour les personnes et la voiture.
C'est samedi. Dans un bled paume, nous cherchons en vain un restaurant ouvert. Nous ne comprenons pas. Il va falloir apprendre les habitudes du pays. ce sera donc pique nique.
La route est monotone entre de grandes prairies raplapla, avec des centaines de vaches, ou bien des rizières. Nous sommes effet a proximite de deux immenses lagunes propices a cette culture.
Les petites bourgades traversees ne semblent pas opulentes. Sur la route, on ne voit plus le parc automobile completement archaique de l'uruguay, mais des voitures plus recentes, et parfois de grosses berlines allemandes. Le Bresil est riche, tout au moins une tranche de la population, etg il se developpe.
Malgre le handicap de la langue, nous trouvons un bivouac ur une propriete agricole et en ord de lagune. Le temps est triste, gris, et nous aurons de la pluie.
Le lendemain, une fois le soleil revenu, ce sera l'occasion d'une partie de peche super. les oissons sont petits, mais ils mordent meme sans appat au bout de l'hamecon. Camille est heureuse. Moi, je souffre toujours enormement de mon dos. En Uruguay, nous avons essaye de trouver un chiropractico (peu de personns peuvent se vanter de connaitre ce mot en espagnol), mais il fallait retourner a Montevideo et encore on a compris qu'il n'y etait pas toujours. On va essayer au Bresil, dans de grandes villes comme Rio Grande ou Porto Allegre, nos prochaines destinations. On a deja prepare nos banderoles. J'imagine Jose Bove scandant "non aux OGM" a Porto Allegre alors qu'ici il n'y a que ca.
On ira ensuite dans la sierra au nord de Porto Allegre (altitude 1000m) puis directions les Missions en Argentine. On en profite, c'est simple de changer de pays.
La recheche d'un bivouac va nous conduire a demander l'autorisation a un fermier, en faisant beaucoup de gestes, bresilien oblige. No problem. On se retrouve sur la rive de la laguna Mirim qui doit faire dans les 40 km de large. Le coin est tranquille. Personne pendant 2 jours. On en profite pour pecher. Ici, les poissons sont voraces; ils mordent a l'hamecon avec rien dessus.
Puis, une famille de pecheurs arrive. Ils ont leurs embarcations ou nous sommes. En espagnol, nous arriverons a nous faire comprendre et passer avec eux  jours supplementaires, a voir leur mode de vie, a gouter leur cuisine et ils vont nous abreuver de poissons succulents qui on t des canines de 1 ou 2 cm de longs et dont Camille ne s'est pas assez mefiee!!!! Comme au Maroc, un grossiste les ammene en camion avec la glace, achete leur peche. Ils sont tres heureux de ventre leur poisson 2 reals (moins d'un euro)  - le grossis te les revend 8R sur le marche. A 2R, c'est nous donner une approche de leur pouvoir d'achat, mais ils n'ont pas l'air d'en patir. Ils vivent en famille (3 generations) et ont conserve un mode de vie plus traditionnel que le notre. Le garcon de 15 ans va a l'ecole e 19h a 22 heures!!! Et le reste du temps, il peche avec son pere. Ils sont tres accrocs au foot, on s'en serait doute. Ils ne connaissent pas leur pays n'ayant pas les moyens et l'opportunite de voyager et, contrairement aux africains, sont tres curieux d'apprendre sur nous, notre pays, notre mode de vie. On a vraiment passe un agreable moment en leur compagnie. La séparation est difficile pour Juliana. Les hommes, eux; sont deja partis a la peche.
Apres 4 ou 5 jours au meme endroit, nous allons nous immiscer dans le Bresil en passant par Rio Grande. Comme partout, ils nous mettent en garde contre a violence qui regne dans ces grandes villes. A nous de faire attention et aussi de ne pas tomber dans la paranoia.


Juste apres le deart, la route est en fait une digue qui passe au milieu de marais, zone protégée. Nous ne cessons de nous arreter pour observer les animaux, et notamment nos premiers caïmans.
Puis, a Rio Grande, ce sera l'occasion de faire remplir notre bouteille de gaz. Ce n'est en fait pas possible car les systemes ne sont pas les memes. Qu'importe; Le monsieur passe une bonne demi heure a nous depanner et, n'y arrivant pas, il nous fait cadeau d'une nouvelle bouteille pleine.
Dejeuner dans un resto d'un nouveau genre: on paie au kilo. On s'en tire pour 10€ a 3 en se gavant. Plus tard, les courses dans un super marche nous indiqueront que la vie semble moins chere qu'en Uruguay, avec plethore de nouveaux produites tant sur le contenu que le conditionnement.

Nous allons maintenantprendre le bac pour nous diriger vers Porto Allegre en suivant la piste entre la mer et la lagune.

Uruguay: points forts, points faibles

Voici un résumé de notre ressenti en Uruguay:

Points forts
+ un pays tranquille, calme
+ paysage champetre, bucolique
+ plages magnifiques
+ gens tres sympas
+ viande rouge excellente et pas chere
+ temps magnifique et tempere pendant notre sejour
+ proprete
+ charme des maisonnettes
+ modernite et developpement

Points faibles:
- uniformite des paysages:prairies, prairies et plages
- absence de relief
- cout de la vie pas si donne que ca

Uruguay

Le soir,un gaucho surgit dans la nuit. Son nom, il le trace a la pointe de l'épée. Stop, stop.
Un gaucho emmène ses vaches au champ, monté à cheval, lui, pas les vaches. Il parait tout jeune, mais il a 34 ans. Il est salarié et ne parait pas bien riche. Par contre qu'est qu'il était content de discuter avec nous.
Il reviendra à 3 heures du matin pour traire les vaches à la main.
Le lendemain, son patron vient nous voir, à cheval aussi, pour nous demander si on a besoin de quelque chose.. C'est un vieux gars, qui vit avec sa mère. Avec ses 40 vaches, il vit dans une bicoque où trone une tv noir et blanc, un vieux poste de radio et un poele non moins vieux. Malgré ce dénuement apparent, il y a encore plus démuni que lui puisqu'il a les "moyens" d'avoir un employé.
En tout cas, ce sera pour moi l'occasion de gouter au maté, une herbe que l'on infuse enversant de l'eau bouillante et en sirotant le tout. On se passe le bébé comme on se passe le calumet de la paix. C'est très amer, et non conforme à mes gouts. Dire que tout le monde y va de son maté, les jeunes comme les moins jeunes. En conduisant, en marchant, a la terrasse d'un bistrot.
Ce n'est pas sans nous rappeler le machouillage de la noix de cola en Afrique. Avec son coté suranné et son gout à faire fuir.

Direction Colonia del Sacramento au sud de l'Uruguay, sur l'embouchure du rio Parana, juste en face de BA. Les exploitations agricoles sont immenses. C'est le royaume de l'élevage extensif et du soja. Les machines agricoles ne sont pas en reste. Là aussi, on mesure le fossé existant entre les grands propriétaires terriens, minoritaires, et le reste de la population.

C'est l'occasion d'apercevoir des animaux sauvages comme le nandou.
C'est l'occasion de passe par Conchillas, petit village cotier. Nous y faisons la connaissance d'un medecin et d'un pharmacien argentin venus ici taquiner le goujon. Sympas. J'ai droit a une consultation gratuite car depuis 2 semaines je me trimballe un mal de dos> Sur le bateau, pour faire plaisir a Camille qui disait que j'etais gros et aussi pour faire un peu d'exercice, je me suis mis a faire des abdoms> En 3  seances, je me suis eclate le dos> 3 comprimes d'anti inflammatoires, mais comme prevu, apres, le mal est revenu car la cause n'a pas ete resolue. Il me faudrait un bon chyropracteur!!!  Un bon, parce que si apres je me retrouve paralyse, j'aurais tout gagne.
Bref, nos 2 argentins nous informent que 33 francais vivent dans le coin sur leurs bateaux. Nous partons faire connaissance. On rouve Sphia, une blonde...sexagenaire, avec qui on taille...une bavette. La France, elle connait plus. C'est une baroudeuse solitaire, pas une sentimentale. Elle nous indique que sa voisine s'appelle Jeromine Pasteur, pour ceux qui connaissent.

A Colonia, nous cherchons le camping, qui malheureusement n'existe plus. Le hasard nous fera rencontrer un petit ere, du doux surnom de Lenine, et ancien arbitre de ootball en Espagne> Peniblemet, du fait de on age et don arthrose, il grimpe dans le toy et nous emmene en ace de chez lui, sur le bord de mer (en fait l'estuaire) et nous dit que nous pouvons nous installer la. Aucun souci. Le comportement des gens est different de chez nous. En effet, personne ne trouve a redire. Au contraire, ils sont nombreux a nous faire coucou.
Clonia, vieille ille coloniale, merite un detour, mais de la a en faire un tapage, il y a un pas. C'est un rendez vous hupe des argentins, les prix flambent. En une matinee, on a fait le tour a pied de la vieille ville< Ici, on verra ailleurs, il st plus couteux d'acheter des legumes que de la viande de boeuf. Alorws, on mange des entre cotes cuites a a breise. Hummmm!!! Globalement, l'Uruguay est plus cher que l'Argentine, et de loin> Et les argentins se plaignent que chez ux, c'est cher. Cela donne une idee du ang social des argentins qui viennent a Colonia> En Argentine, le GO coute 2,884 P soit environ 0,66€. Ici, on sait pas encore puisque on a mis 300 litres en Argentine.

Derniere nouvelle: en Uruguay, le GO coute 27,80 P pour un change d'environ 25P soit un peu plus de 1 euro le litre.
La vie est relativement chere ici. On se demande comment font les gens quaind le salaire moyer est de 200 300 €.

De Colonia, nous allons directement sur la cote atlantique, sans passer par Montevideo qui a priori ne presente pas un interet majeur. Nous allons dans la region de Rocha ou il y a de nombreuses lagunes et ou la neture est sauvage, avec une flore et une faune intereesante. Mais tou ceci est gere par un parc national qui a ses avantages et ses inconvenients comme celui de ligiferer sur le cqmping sauvage, purement intedit. Nous passons outre...et ferons la connaissance du garde, Hector, d'origine grecque et italienne. Tout le monde est immigre en Uruguay. Nous aurons au telehone son collegue Javier qui est francais, et qui derogera a la regle. Nous aurons droit a un bivouac des plus champetre, passe a observe les oiseaux, notamment les chajas, assez gros et vivant en couple. Nous serons egalement a proximite d'une famille de carpinchos, les plus gros rongeurs du monde. C'est de la taille d'un gros cochon (pas d'inde ni dinde) et il passe son temps a brouter. Le lendemain matin, nous irons rendre visite a Hector dans sa maison, ou il vit avec sa femme Veronica et sa petite fille de cinq ans, Yasmina, qui n'a pas la langue ans sa poche. Ils vivent dans un cadre idyllique, a proximite de l'ocean, dans la nature calme, mais a 50 km de la ville la plus proche.
Nous sommes a cote de la laguna de Rocha et demain nous irons observer les flamands roses et rencontrerons un autre garde, Andres. Venu nous reprimander parce que nous etions dans les dunes de sable, il nous permettra egalement de eroger aux regles.
En remontant ainsi vers le nord et vers le Bresil, nous allons a Cabo Polno lieu relativement touristique de ce pays. C'est un minuscule village, maintenant avec pas mal de restos et de vendeurs d'art, mais niche dans les dunes. Nous ne pouvons y aller avec notre vehicule.l Il faut se faire emmener dans des 4x4 d'une autre epoque, style GMC et nous nous transformerons en talou moyen. J'y arrive acilement. T'as mal ou? Au dos que je me dis toujours.. L'interet du voyage reside dans la colonie de lions de mer qui y a elu domicile, sur une ile voisine. De temps en temps, il y en a plusieurs qui s'approche et se fait dorer la pilule au soleil sur les rochers. C'est pour nous une premiere et nous sommes toujours emerveilles devant ce spectacle de la nature.
Il y aussi des baleines...qui se font bronzer.

Nous remontons toujours lentement vers le nord et le Bresil.
Nous avons une plage de sable fin pour nous tous seuls. Bivouac sur le sable. Quelques pecheurs rentrent a leur voiture au crepuscule.
 Et la nous avons une de ces trouilles. Enn passant sur e chemin au pied du hayon de la voiture, le pecheur s'active. Il a failli mettre le pied sur une petite vipere mais tres dangereuse. Sans le pecheur, un de nous trois aurait mis le pied dessus car loin de nous l'idee que le reptile puisse s'aventurer sr le sable comme cela. C'est oujours le meme dilemne; porter des chaussures femees mais insupportables ou se ballader nupiede our plus de confort. Nous avons choisi la deuxieme solution>
 Santa Teresa, parc gere par l'armee. Et oui, de temps en tentemps, ils font des choses bien. C'est un parc avec pleins d'essence rassemblees, a l'air libre ou sous serre. C'est champetre, a l'image de l'Uruguay. On eut aussi y camper, mais tres pweu pour nous vu l'ambiance qui y regne, lever tard, coucher tard, musique a tue ete dans les ickups equipes de bables dignes des concerts des Rolling Stones. A 200 metres, on ne s'entend toujours pas parler.
Un etour a la laguna negra. Nous sommes tres ecus. Les guides disaient que c'est l'endroit ideal our observer des oiseaux. Que dalle!1 Nada.
Le 3 avril, nous sommes pres de Chuy ville frontiere avec le Bresil



vendredi 26 mars 2010

Terre en vue

Avec un peu de mal, on va trouver un bus hyper bondê qui n'a rien à envier à notre métro national, qui va nous emmener à Copacabana, le saint des saints, ou le sein des seins. C'était une véritable course de F1, les conducteurs s'entrainet pour le prochain Grand Prix. Il vaut ;ieux se tenir. Et nous voila sur la fameuse plage connue du monde entier. Alors, autant vous orfévenir tout de suite, il y a du beau et du moins beau, mais surtout du moins beau. Par contre, aucun complexe aussi pour les hommes et leur gros bidon (j'ai encore du chemin à faire pour les rattraper contrairement à ce que dit Camille) que pour les femmes qui sont plutot charnues on va dire.
Oh! Et puis quand les ploucs de la campagne sont de sortie, ils sont en extase devant les travelots, et on n'est pas au bois de Boulogne. En faisqnt la queue une demi heure à la Poste pour expédier les cours de Camille, il y en avait un ou une devant moi et je sais toujours pas si je dois dire un ou une. On en a même vu un(e) avec des seins ... et de la barbe!! Darwin doit se retourner dans sa tombe.
Sinon, le top du top, c'êtait l'entrée en bateau dans la baie de Rio, avec le Pain de sucre, le Christ rédempteur et la perspective extraordinaire. Sans oublier les favellas qui se dressent sur les collines environnantes.
Il n'est pas rare non plus de croiser des jeunes qui dorment par terre et on n'a rien vu. Promenade déconseillée la nuit.
Ce type de mégalopole fait rêver, mais c'est aussi un cauchemar et l'insécurité règne. Sans tomber dans la paranoia, il faut faire attention et les nombreux vigiles en tous genres avec gilets pare balles et 357 magnum vous donnent la chair de poule... par 30 degrés à l'ombre.

Le 9, départ pour le port de Santos ville qui a vu naitre le roi Pelé. C'est l'annexe de Sao Paulo autre super mégalopole. Pour mémoire, le Brésil compte dans les 190 millions d'habitants, dont 80% vivent sur le littoral. Toute la côte est urbanisée, avec des buildings partout. A chaque fois, on croirait arriver à Manhattan.

De Santos àBuenos Aires (BA) il y a environ 2000 km, soit 3 jours de mer, sans compter qu'il faut remonter l'estuaire du rio Parana, qu'un pilote est necessaire car bien qu'il fasse plusieurs dizaines de km de largeur, il est peu profond t un chenal de navigation est prévu. Ce qui nous vaudra une nuit ancrê au large de BA, et nous remonterons ensuite tout l'estuaire et un bout de rio pour accoster à Zarate port pour l'export des voitures. NOus y rriverons le samedi, jour peu travaillø avec le dimanche, et nous y resteons jusqu'au mardi. C'est rageant d'ëtre coincê là à 70 km de BA, avec l'impossibilité de quitter le bateau ailleurs qu'à BA, pour des histoires de douane. Comme on dit, za a ratê.
Le bateau nous pése, on n'aspire qu'á voler de nos propres ailes d'autant qu'à Zarate, 2 excursions en ville nous ont permis de se réacclimater à la terre ferme, de gouter la cuisine argentine, le vin argentin, de mettre en pratique notre espagnol. Et l'ambiance nous plait. On a les avantages de pays en voie de développement avec un cout de la vie bas, une nonchalance méditerranéenne, un désordre latent mais pas trop néanmoins. Les gens sont sympas, engagent facilement la conversation. Le temps est magnifique, pas trop chaud, pas trop froid.
Bref, on a envie de se jeter à l'eau mais nous sommes toujours coincês dans notre cargo.

Hasga luego.

Mercredi 17 mars, apres un mois de bateau, on arrive a Buenos Aires. Le passage de la douane se fait les doigts dans le nez et nous voila dans la megalopole de 12 millions d'habitants a rechercher Annie qui a rendu les clefs a son hote de 2 semaines. Un grand merci a Mercedes pour son accueil.
Avec le GPS, quelques sens i9nterdits par la et des interdictions de tourner a gauche, nous arrivons. Les retrouvailles sont generatrices de quelques laemes. Snif!
Maintenant, que fait on? J'avais lu quelque part qu'apres un mois de bateau, on a du mal a se prendre en main car on nous prenait completement en charge. C'est vrai. On n'a pense a rien, on ne sair pas quoi faire. On se balladera a pied dans le quartier de Villa Urquiza, avec ses rues ombragees. Tout est motif de decouverte pour moi et Camille. Annie nous sert de guide car apres 15 jours ici, elle connait le quartier comme sa poche.
On dormira dans la voiture dans lar rue, sous un orage deluvien qui n'a rien a envier a ceux de Bamako. Les rues ne sont que des rivieres et traverser les rues ne peut se faire sans remonter son pantalon.
Le lendemain, nous feons la connaissance de Mercedes et nous partirons vers Zarate, cela vous dit quelque chose? Nous recherchons le calme de la campagne et nous dirigeons vers de delta du rio Parana. Le soir, nous ferons un bivouac sauvage dans le delta.l Quelle nuit!! Les mous tiques sont legion, hyper agressifs, et sont des centaines dans la bagnole. On s'en sort avec des puqures partout. Ils piquent a travers les vetements. Nuit de folie. La nuit, on sera reveille par un chercheur d'escargot d'eau, des gors trucs, plus mastocs que les bourgogne. Lui, les moustiques ne le derangent pas!!
Direction nord est ppour se rapprocher de l'Uruguay qui est notre premier choix de destination dans notre remontee vers le nord pendant l'hiver. Une route a gauche. Mince, c'est une piste. Avec de la bonne vieille terre noire, amoureuse comme pas une. Le toy est dans un etat pas possible. Et toujours des moustiques. Finalement, au bout de 50 km, notre oeil est attire par un parterre mignonet qui va nous servir d'aire de bivouac. Nous sommes a Colonia Elia, un bled de 700 ames. L'accueil est sympa et les gens passent et repassent par curiosite mais contraierement a l'Afrique, ne s'arretent pas. Dans le supermarche du villge ( un boui boui), nous faisons nos courses. Notre espagnol est mis a mal. Certains mots n'ont pas le meme sens, certaines lettres ne se prononcent pas pareil. On veut faire un barbecue, mais pas de grille.Tant pis, la poelle fera l'affaire.
Le matin, une camionnelle d'un autre age s'arrete evant chez nous. C'est une DINFIA de 1948, 4 cylindres diesel anglais, pompe a injection bosch, fabrication argentien. Vitesse maxi 20 km heure. Dingue. Alejandro, mari de la serveuse du super marche en sort, et nous ammene une grille qu'il vient e souder pour nous. Extra. Finalement on dejeunera tous ensemble avec sa femme Gabriella et sa fille de 18 ans Tamara. On se sent revivre de faire ainsi des rencontres sinceres.
Apres un orage a nouveau dantesque ( la pluie rentrait dans la voiture par capilarite sous l'effet du vent), nous ferons connaissance avec un petit lemurien comme celui de l'age de glace 2 et avec madame la tarentule, assez gracieuse au demeurant.
Nous irons ensemble le lendemain decouvrir une source tiede bien sympa, avec des arbres endemiques a la region de Mesopotamie (comme en Turquie).
Puis apres 5 jours passes sur place (Camille a fini ses devoirs), nous nous dirigeons vers l'Uruguay. Au passage, nous passerons a Conception de Uruguay, une des plus anciennes villes d'Argentine, afin de poster les devoirs du CNED. Puis une visite ua Palacio San Jose, fonde par le General Urquiza premier President argentin. Ce n'est pas Versailles, mais le cadre est sympa.
Puis direction Colon ou nous passons le fleuve Uruguay pour arrvier en...Uruguay.
Les douanes argentines et uruguayennes sont dans le meme bureu ce qui facilite les choses. En trois cups de cuillere a pot, tout est reglé. Le douanier uruguayen etait tout heureux de voir des francais et a meme chante le debut de la Marseillaise. Visa de 90 jours pour les personnes et 365 jours pour la voiture. Pas de fouille sanitaire. On des loin des douanes infernales d'Afrique ou d'ailleurs...d'ailleurs. Un eput de change au distributeur de Paysandu ville frontiere (1 € = 25 P). Quelques courses et recherche d'un bivouac. Nous sommes dans la region profonde et rurale de l'Uruguay, avec ses exploitations agricoles (haciendas) et ses gauchos. Nous trouvons un petit coin tranquilo.

lundi 8 mars 2010

De Dakar a Rio de Janeiro



Dakar. Notre première escale africaine. Nous ne connaissons pas cette ville. Même si nous savons qu'à pied notre rayon d'action ne sera pas grand, nous mettons pied à terre histoire de se dégourdir les jambes. Bien sur, nous serons pris en charge par les traditionnels guides officiels de la Grimaldi, mais bon, c'est l'Afrique. Quelques achats plus tard et une bière Spéciale plus tard (dans un bar à p...., pas mal d'ailleurs), nous retournons au bateau, notre cocon, notre havre de paix
Et c'est reparti pour la Sierra Leone. oú nous accosterons après 24 heures de navigation. De loin, la ville de Freetown n'est que bidonvilles. Initialement nous ne devions pas pouvoir fouler le pied, mais le second nous a autorisé à sortir à nos risques et périls. Certains ont foulé le sol; personnellement, je suis resté à bord à observer le débarquement des voitures, débarquement sans ménagement.
A terre, qu'ont ils vu? Rien. Des rues non asphaltées, des gamins en pagaille, aucun blanc (pas un seul tamalou). Aucun signe d'animosité.

12 heures de manutention et nous larguons les amares pour la grande traversée, direction le Brésil, Suape plus exactement. 4 jours de mer et en prime le passage dans l'hémisphère sud.
Rien à signaler...Ah si! Un clandestin. En ce samedi très ensoleillé à 1000 km des côtes africaines, branle bas de combat pour l'équipage, sans que les passagers sachent réellement ce qui se tramait. Radio Grimaldi nous a alors appris qu'ils avaient attrapé un clandestin et que l'équipage fouillait tout le bateau á la recherche d'éventuels autres passagers n'ayant pas acquitté leur billet. Apparement, il était seul. Que vont ils en faire? Le débarquer au Brésil, le jeter à la mer ou modifier le menu de demain? Trève de plaisanterie, nous n'en savons rien. L'équipage n'est pas bavard sur le sujet.
On peut d'ailleurs se poser des questions. Il y quelques jours avant d'arriver à Freetown, Jean Marie a aperçu une minuscule embarcation sans voile à 120 km des côtes!!! Pêcheurs ou embarcation dérivante?

Dernière minute. Notre correspondant permanent sur le navire de la Grimaldi Grande Buenos Aires vient de nous transmettre cette dépèche: le prisonnier affirme ëtre du Liberia ( à défaut d'ëtre libéré) et déclare n'avoir que 16 ans. Info ou intox?

Denière dernière minute: l'équipage et les passagers ont fait un exercice d'évacuation générale du navire et un exercice d'incendie. Rassemblement sur le pont avec gilets de sauvetage, casque sur la tête et combinaison néoprène de survie. Exercice de descente des chaloupes de sauvetage équipées de harnais, moteur, carburant, rations énergétiques de survie, etc...Quant à l'exercice anti incendie, au demeurant sèrieux, il s'est soldé par un copieux arrosage à la pompe à incendie des passagers sauf votre reporter de terrain qui était justement sur le terrain. Mimine a été quitte pour se faire une lessive complète.
Mais qui était donc l'instigateur de ces troubles? Vous ne devinerez jamais. Le second du navire, et par dessus le marché responsable de la sécurité. Comme quoi tout fout le camp mes braves gens.
Tout ceci sous l'oeil de notre clandestin de service qui regardait ces énergumènes à travers son hublot de porte cadenassée.

Encore une dernière minute. La prochaine fois, j'emmène la parabole et retransmet en direct live sur GNN ( Grimaldi Navy News). Nous venons de passer dans l'hêmisphère sud. Nous avons maintenant la tëte en bas. A peu près à mi chemin entre l'Afrique et l'Amérique.





En ce 1er mars, la journée commence mal avec le micro ordinateur qui rend l'âme. Heureusement que ça arrive aujourd'hui et pas demain qui est le jour de départ d'Annie. Un coup de fil avec le satellite (nous sommes encore à 1000 km des cõtes brésiliennes) pour qu'elle en ramène un dans ses bagages.
Nous demandons à visiter la salle des machines. C'est dantesque. D'abord la taille du 8 cylindres, le bruit infernal, la chaleur suffocante. Et dire que les mecs qui bossent la dedans portent une combine de travail. Un tableau de ccommande qui ferair palir d'envie un 747. 4 générateurs secondaires, un principal. Un ampèrage de 1350 A pour 450 V. Avec ça, le compteur ne risque pas de sauter. Des pompes à eau gigantesques, des compresseurs à air dèmesurés, une machine à désaler l'eau de mer, un arbre de transmission de 50 cm de diamètre. Des pistons de 60 cm de diamètre avec 4 segments. On a calculé que ça devait faire une cylindrée approchant les 250 m3. Dément. L'antre du monstre est d'un autre monde. Nous sommes sur une autre planète... et trempés comme des soupes au lait.

A peine remontès, on découvre qu'on a changé de direction, que le bateau penche à gauche et que le poste de pilotage est en effervescence. Tout rentre dans l'ordre au bout de quelques minutes, après avoir fair un beau S sur l'Atlantique, mais on ne connaitra pas la nature exacte du problème. Chacun dans son rõle.


Pour le diner, une bonne surprise. Un barbecue est organisé. Le capitaine et le second se collent à la cuisine. Photos. Marco, le bel italien, veut nous prendre en photo avec les finlandaises. La recherche de la position idéale est bizarrement longue. Trop tard. On se prend une bassine de soupe à la tomate sur la tronche. C'est pout fêter le passage de l'équateur. Tant pis pour les bons usages, on se badigeonne avec le second. On n'a pas osé le capitaine quand même.
Puis ce sera une soirée super sympa où les barrières hièrarchiques s'estompent, musique, du capitaine quand même (sarde), danses, vin sicilien, whisky mais seulement pour les passagers et le staff. Il faut garder les idées claires pour diriger le bateau.
Avec un peu d'alcool et de musique, les esprits...et les corps s'échauffent. Un marin est un homme. Quelques mains semblent s'éterniser, les langues semblent se délier, des portes s'ouvriront et se fermeront tard dans la nuit. Radio moquette est créée. Tous à vos postes ... de radio bien sur.


Jour J pour Annie qui prend son envol. Nous arriverons en même temps sur le continent sud américain mais pas au même endroit. Nous avons encore des miles nautiques à faire, et 5 ports: Suape près de Recife, Vitoria, Rio, Santos au Brésil , Zarate en Argentine et enfin Buenos Aires.

Nous arrivons le 3 mars sur le Nouveau Continent, tout comme Annie mais à près de 4000 km quand même. SMS. Elle est arrivée à bon (aéro) port sans encombre. Mercedes l'a accueillie. Il lui reste maintenant à s'occuper.
A Suape (c'est le nom du port à 40 km au sud de Recife), nous sommes dans une zone industrielle et toujours prisonnier de notre rafiot. Nous avons posé le pied sur le sol brésilien, histoire de...Le temps est magnifique, les plages super et nos amis en tandem peuvent confirmer que les Brésiliennes portent le string. Eux peuvent sortir avec leut bicloune ou biclown ou bicloon comme vous voulez, mais pas nous avec notre caisse, Histoire de douane.

Une escale qui ne devait durer que quelques heures va durer 48 heures. Eh oui, nous avons notre alien à bord, notre fameux clandestin. On ne l'a pas mangé, pas assez joufflu. La police est montée à bord, l'a emmené. Le Captain a du faire des papiers et des papiers en 36 exemplaires; il a été convoqué après enquëte ce qui explique notre retard. Et la compagnie devra payer son billet d'avion retour pour Dakar! Y surement des oiliciers qui vont se payer des vacances au Sénégal gratos!
A part ça, la vie est belle mais il faut s'occuper. On est comme des petits vieux dans leur maison de retraite dorèe; dodo, le petit dej, baby, leçons, rebaby, releçons, miam miam, capiccino, siesta, baby, un tour sur le pont à zieuter les exocets, re baby, lecture pas mal, rebouffe et re truc. Vivement la fin.

Prochaine étape, Vitoria, au niveau de Belo Horizonte. Le port st à côté de la ville, jolie parait il. Mais rien sur le guide du Brésil à son sujet. On ira se ballader et vous donner des nouvelles du front de mer.

5 mars 2010. Vitoria. Magnifique entrèe dans le port qu est n fait un bras de mer ou une rivière, entouré de collines. Mais l'activité portuaire, les immeubles plus ou moins délabrés gachent l'ensemble. Le soir, nous irons nous ballader dans la vieille ville. Dé paysement garanti avec la chaleur, les klaxons, l'autoradio à tue tête, le matchde foot sur écran géant, les Brésiliennes plutot potelées. On est loin des clichés de Copacabana.
Le déchargement se déroulera la nuit, des centaines de voitures neuves, de luxe, sortiront des entrailles de la bête. Les marins en profiteront pour mettre pied à terre. Et le matin, nous repartirons avant l'heure prévue. Direction Rio. 550 km.

Nous arrivons au large de Rio le 7 au soir, mais lepilote n'étant disponible qu'au petit matin, nous jetterons l'ancre. Et à 5 heures du mat (tu parles de vacances0, entrèe dans la baie avec le lever de l'astre solaire. Les symboles de Rio sont bien lá: le pain de sucre, le Christ rédempteur, les favellas, les gratte ciel du centre ville. Il ne manque que les anseuses de samba et les footballeurs. Nous nous organisons un tour de bus sight seeing dans la ville qui est immense et imossible à parcourir à pied, en tout cas dans le créneau horaire qui nous est imparti. Allez, zou, on y go.