Trajet Amérique du Sud


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Nous envoyer un SMS: le plaisir d'offrir et de recevoir

Sur le site http://messaging.iridium.com/ vous avez la possibilité de nous envoyer un SMS gratuit (n'oubliez pas de vous identifier à la fin du message).Quel plaisir pour nous de recevoir un message d'amitié au fin fond de la brousse!
Pour cela, il suffit d'aller sur le site ci-dessus et de compléter avec notre numéro IRIDIUM (+8816) 32534201

Autre possibilité: en bas de chaque message, il y a possibilité d'envoyer un commentaire. Choisissez l'option anonyme (mais indiquez quand même dans le texte qui vous êtes sinon ça sera dur de savoir qui nous écrit), et le tour est joué. Mais là, nous ne pouvons consulter ces messages qu'avec un accès internet alors qu'avec le tel satellite, on le reçoit n'importe où et n'importe quand.

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vendredi 18 juin 2010

Les villages Jalq'a

Précédemment, nous étions allés au village de Tarabuco où se rassemblent le dimanche, jour de marché, les « gens » de Tarabuco, à savoir diverses communautés qui ont des coutumes et savoir-faire semblables. C'est le cas notamment en ce qui concerne le savoir-faire ancestral du tissage. Les tapis de Tarabuco sont à dominante blanc, noir, bleu et se caractérisent par des motifs ordonnés.
Toujours dans le domaine du tissage, il y a également l'art Jalq'a qui se concentre dans plusieurs villages à l'ouest de Sucre, comme Maragua ou Potolo.
Ces villages sont très isolés et peu faciles d'accès. Pas d'accès touristique. Une association, Azur (c'est son nom) a essayé de mettre en valeur ce savoir-faire tisserand. Mais apparemment, toutes les belles promesses de développement sont tombées à l'eau car certains se sont sucrés (normal à Sucre) sur le dos des communautés. Quand on voit le prix pratiqué par l'association au musée du textile de Sucre, on voit bien (1200 Bol alors que pour un tapis de Tarabuco on est à 250) que celui qui s'en met dans la poche n'est pas l'artisan lui-même.
Alors, nous avons décidé d'aller voir nous même. La piste qui mène à Maragua en passant par Tinguipaya est d'une beauté incroyable. Une piste que les camping-cars ne peuvent emprunter vu les pentes et les gabarits. Une piste qui va de crête en crête au dessus des 4000 m avec un maxi à 4355 m, avec parfois des à-pics déroutants et nos premiers lamas. Avant Tinguipaya, nous sommes à 4000. On descend à 3000 pour atteindre le village où nous déjeunons super bien pour 10 bol par pers. et nous remontons de 1000m pour repartir. Des points de vue extraordinaires comme dirait Gérard H.

Nous voyons des choses incroyables. Nous sommes dimanche, et il y a match de foot...à 4000 m. Vous avez essayé de courir a 4000m?
Partout, il y a des terrains de basket en dur à 4000 m avec 2 maisons autour. Quelle aberration! Qui a financé cela, gouvernement ou ONG? Des latrines collectives ou personnelles financées par l'Unicef. Ils ont oublié de renouveler le stock de produit de nettoyage car bonjour l'odeur au passage.
Ce genre d’installation reste une aberration inutile et couteuse car on l’a « imposée « aux gens qui ne se l’approprient pas et ne l’utilisent pas comme cela devraient. On leur force le développement alors que c’est á eux de créer leur mode de développement.
D’ailleurs, á ce sujet, on a vu une affiche qui nous a fait plaisir. C'est une campagne du gouvernement qui incite les gens à se prendre en main, à se réunir, à définir des priorités, des ordres du jour, à mettre en œuvre des projets au niveau des communes. Qui incite aussi à faire participer les femmes aux décisions. C'est mieux que rien, et surtout que d'attendre que le salut nous tombe du ciel ou qu’on leur impose nos choix.
Une population repliée sur elle-même; les femmes ont peur, s'écartent du chemin avec un air effrayé, se mettent à courir pour s'éloigner, ne répondent pas à nos saluts. C'est déroutant. Dans ce genre de situation, que ce soit ici en Bolivie ou dans d'autres pays, nous nous posons toujours les mêmes questions, et toujours sans réponses. Que pensent ces gens? Que leur inspirons nous, peur, méfiance, envie, que sais-je? Nous n'avons pas les mêmes références culturelles, les mêmes besoins dans la vie, les mêmes aspirations et il est très difficile de se comprendre. Rares sont les échanges.
Un mode de vie ancestral basé sur l'élevage et l'agriculture. Le moindre petit lopin de terre est exploité sur des pentes incroyables jusqu'à 4500 m. Nous rencontrons aussi nos premiers lamas. La population ne parle que Quechua. Decathlon connait pas!
Nous bivouaquons à Maragua, dans le lit d'un oued; ce n’est pas sérieux mais on ne peut pas dans la pente. Le matin, nous apprenons que ce n'est pas le bon Maragua, le village Jalq'a. Il y en a plusieurs. Toujours tout droit, à 2 heures nous dit on. Nous y allons, quitte à repasser par la ville de Sucre. Nous ne le regretterons pas. La piste est tout simplement magnifique, avec des couleurs ocres, de la verdure, de l'eau, le ciel immaculé. Bref, un régal. Dommage que la population ne change pas et soit toujours aussi distante, voire impolie et désagréable. Dans la vie, la moindre des choses est de renvoyer le salut qu'on nous donne. En discutant de ce sujet avec un Bolivien plus "civilisé", il nous dira avec humour qu'ils nous prennent pour des extra-terrestres.
Nous passerons par Potolo, un des villages Jalq'a, mais nous ne trouverons pas l'accès à Maragua. Tant pis, nous irons acheter notre tapis à Sucre où nous en profiterons pour refaire des courses au supermarché ultra moderne avant de nous lancer cette fois ci dans le salar d'Uyuni par le nord.

samedi 5 juin 2010

Potosi


Le matin, le wallas, notre réchaud au pétrole refuse de fonctionner, non en raison de l'altitude, mais pour un problème électrique ou électronique que je ne résoudrais pas, Encore un truc trop sophistiqué pour le voyqge.
Steph aura du mal à remonter la peente avec son camping car. Il faudra ressortir la sangle.
Le petit village de Bethanos est reconnu pour ses luthiers qui fabriques des instruments natifs comme le charango. Mais nous aurons du mal à en trouver un. Il fabrique de ses mains les instruments; il lui faut 2 semaines.  Personnage pas très sympathique, il pratique la langue de bois et met le prix très haut: 100 US$. Finalement nous aurons une petite guitarre traditionnelle avec une caisse de résonnance de tatou (c'est interdit) pour 350 Bols.
Puis direction les eaux thermales de Chaqi, Elles sont très prisées des boliviens qui y viennent en bus. L'eau sort des entrailles de la montagne en ébullition et qu'elle n'est pas notre stupeur de voir la colline recouverte de linge en train de sécher. Ils viennent là pour faire leur lessive. Bonjour la pollution. Certes, il y a aussi des piscines où l'on peut se baigner, mais la peur des mycoses nous empêchera d'aller plus en avant.
 





Quelques km et nous passeront Potosi, ville de 100 000 hab. la plus haute du monde avec 4100m. Le paysage est d'une beauté austère. Les bâtiments se construisent par centaines et ce que nous avons vu ne nous inspire guère.Il faut savoir que cette ville est classé au Patrimoine mondial par l'Unesco. Nous reviendrons voir de plus près.
Pour le bivouac, direction Tapaya où une lagune nichée à 3400m nous attend avec son eau à 35. Le site est à mon gout trop fréquenté et il ressenble malheureusement à une piscine découverte Bivouac 10 par pers. et 20 pour la voiture.
Après la visite d Potosi, direction un must, le salar d’Uyuni.

Sucre


Capitale constitutionnelle du pays, fondée en 1559. Cette ville mérite plus qu'un détour pour le nombre d'église baroque qu'elle recèle.


Nous arrivons sous un ciel gris, altitude 2700 m. Le panorama de la place de la Recolleta n'est de ce fait pas des plus beaux, mais qu'importe, nous avons une vision globale sur cette cité entourée de collines...de plus de 3000 m.
Nous trouvons en la place San Rocca un endroit calme pour stationner et passer une nuit. Certes, ce n'est pas un bivouac comme on les recherche, mais pour visiter une ville, il faut en passer par là. Nous sommes dans un quartier plutôt chicos, calme, sécurisé de ce fait, et nous dormirons tranquille si ce n'est des bandes de chiens qui trainent.
Bref, il fait bon flganer dans cette ville, se reposer sur un banc de la place centrale, 25 de Mayo, lever le nez en l'air pour regarder les façades avec balcons et les clochers des églises, manger des rognons dans le marché central (j'aime les rognons), regarder une manifestation politique et la concentration de CRS boliviens.


Nous visitons le musée du textile, très interessant, qui nous en apprend beaucoup sur cet art ancestral. Nous découvrons les tapis de Tarabuco, ceux de Jalq'a, et beaucoup d'autres. C'est très  complexe, et c'est un moyen pour ces populations indigènes de s'exprimer. Pour réaliser un tapis de 30 cm x 50 cm, il faut plus d'un mois de travail.
Cette mise en valeur de savoirs ancestraux se fait via une association AZUR. Normalement, un pourcentage du prix est versé à l'artisan, mais vu les prix pratiqués (1165 bol) et les conditions de vie des indiens, il doit y avoir quelques intermédiaires. Nous irons donc directement dans les villages acheter à l'artisan en direct.
A Sucre, là aussi, le niveau de vie moyen n'a rien á voir avec le reste de la Bolivie, à quelques mètres de là, les indiens font le ménage, les indiennes font le cantonnier, mais il y a une richesse indéniable dans cette ville. En cherchant toujours ma résine epoxy - que je trouverai grace à l'aide de Roberto qui va m'emmener dans son vieux BJ jaune en faisant je ne sais combien de boutiques, j'apprendrai que le rôle de Morales vise à réduire les inégalités, que son action est axée sur les campagnes pour faire des routes, ammener l'électricité, développer la santé, l'éducation, et de ce fait, les villes sont délaissées. Sucre, avec Santa Cruz, est le fief des opposants de Morales.
Nous nous dirigeons maintenant vers Potosi, la ville de la montagne d'argent, située à 4100 m. Les choses deviennent sérieuses. Ce soir, nous dormirons à 3 300 m dans un cadre admirable. Il fera -°4 degrés au matin.